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Catégories : RGENtec Stories

Iris Pessey, la performance poids lourd avec la légèreté d’une plume.

Dernière arrivée dans la team RGENtec, Iris Pessey concilie ses performances hors du commun avec une simplicité déconcertante. Portrait d’une traileuse et skyrunneuse qui a fait le choix de mettre la joie au cœur de sa pratique sportive.

 

Crédit Photo - Ricardo Argese

Iris Pessey, le sport au sommet

Pour Iris Pessey, l’amour du sport, des sensations fortes et du dépassement de soi, c’est une histoire de famille. Fille de parachutiste, elle nait et grandit au Grand-Bornand, au cœur des alpes. Ses premiers contacts avec la compétition, c’est en ski de fond et avec son frère jumeau qu’elle les établit. « C’était lui le prodige, se souvient-elle. Moi, jusqu’à ce que je rentre en sport-études, je n’étais pas très forte. À 23 ans, j’ai décroché une bourse qui m’a permis d’aller aux États-Unis pour skier. Mais le système universitaire et la compétition m’ont complètement rincées. J’ai tout plaqué et je suis partie en Australie. C’est là que je suis devenue coach pour l’équipe nationale. »

Pendant un temps, sa vie se partage entre deux hémisphères : la moitié de l’année avec l’équipe de ski de fond australienne, et l’autre moitié en Haute-Savoie. C’est là qu’elle a commencé à courir de plus en plus sérieusement, au point de voir les sollicitations de sponsor se multiplier. Mais malgré ça, elle tient à garder une activité professionnelle, et change de job pour s'occuper de l'équipe anglaise de biathlon. « J’aurais pu arrêter mon activité d’entraineuse pour ne faire que ça, mais c’est trop important pour moi de continuer à coacher pour garder un équilibre. J’ai besoin de ça pour être indépendante et cultiver mon ouverture d’esprit. Aujourd’hui, j’alterne entre ma saison de trail et de skyrunning et ma saison de coach».

Parce que, même si elle s’en défend avec modestie, Iris est une athlète spectaculaire, avec un talent particulier pour le skyrunning. Le skyrunning, c’est une épreuve en montagne, au-dessus de 2000 mètres d’altitude, et des pentes supérieures à 30 %. Depuis une dizaine d’années, elle collectionne les médailles et les records. Mais Iris ne veut pas mettre son corps et son âme dans la compétition. « Je suis moins dévouée que beaucoup d’autres », affirme-t-elle. Avant d’ajouter « c’est vrai que je me lève à 5 h du matin quand je travaille pour aller courir, et que je m’entraine énormément, mais c’est parce que je suis consciente de ma chance et que j’ai envie d’en profiter. On vit les meilleures années du trail ! »

 

Dissocier la performance de la compétition

Si elle prend ses distances avec la compétition et son rapport à la performance, c’est parce qu’elle prend conscience au fur et à mesure de sa pratique à quel point il faut qu’elle prenne soin de son corps.

« Autour de moi, je vois beaucoup d’athlètes professionnelles qui ont le corps abîmé par des blessures, du surentrainement, des tendinites et des fractures de fatigue. Ce n’est pas ce que je veux pour moi ».

Le petit secret d’Iris ? Il lui vient certainement de sa personnalité : solaire, pétillante et pleine de joie. Ce qu’elle recherche, dans la performance, dans son métier de coach et dans sa vie personnelle, c’est le plaisir et le fun.

« Pour moi, la performance, c’est arriver à donner le meilleur de ses capacités avec les armes du jour. Je ne cherche pas un titre, ni même un chrono. Ça peut être mieux tenir une foulée en fin de course, trouver du relâchement en descente. Tous ces petits objectifs bout à bout me mènent à la performance. Jamais je ne me suis réveillée le matin en me disant que je voudrais être championne de course à pied ! »

Elle va même plus loin, en profitant de la relative liberté que lui accorde son statut à part pour choisir la plupart de ses courses. « Ce que je cherche, c’est la technicité du parcours, mais aussi les événements où il y a de l’ambiance sur les sentiers. Parfois c’est le lieu qui m’attire, parce que je sais que je pourrais en profiter pour faire un peu de tourisme. J’aime aussi faire des courses vers chez moi, parce que toutes mes copines viennent me voir, et j’adore ça ! Les courses pour l’exposition médiatique, le price money ou les sponsors, ça, je refuse. »

La pratique d’Iris est empreinte de légèreté… comme la plume qu’elle arbore à sa casquette quand elle court et qui est devenue une signature. « C’est un copain qui me l’a offerte. Il l’a trouvée lors d’une balade où on avait fait un super parcours entre les sentiers, et il l’a mise sur ma casquette. La course d’après, je l’ai gagnée. Il m’a dit que c’était parce que la plume était un porte-bonheur, et que je n’avais plus le droit de l’enlever. Depuis, tout le monde m’offre des plumes et je les porte sur mes casquettes. »

 Iris Pessay skyrunning

Crédit Photo - Robin ISSARTEL

Récupérer pour apprivoiser son corps et se connecter à ses proches.

Les prochains défis de Iris se situent plus dans la manière dont elle se ménage des espaces de récupération. Physiquement, elle apprend à mieux écouter son corps. « Physiologiquement, j’ai d’excellentes capacités de récupération et je sais quand il faut que je m’arrête pour ne pas m’épuiser. Mon grand rêve, ce serait de faire la Diagonale des fous (170 km et 10 500 m de D+), mais, pour ça,il faut que j’apprivoise mes pieds. » Peu importe l’entrainement ou l’expérience : parfois, c’est le corps qui pose ses limites. « Au-delà de 20 kilomètres en descente, j’ai de grosses inflammations. C’est très douloureux, et quand j’enlève mes chaussures à la fin de la course, ma peau est en lambeaux. » Alors, elle teste toutes sortes de solutions, avec l’aide de professionnels de santé. « C’est aussi pour ça que je suis contente de travailler avec RGENTec. La crème Bye Bye Burn m’est très utile dans ces moments-là. »

Iris est très consciente de la valeur de la récupération mentale. Elle n’hésite pas à se couper un peu du monde et des réseaux sociaux quand elle se sent débordée. Elle compte également beaucoup sur ses proches « Personne ne s’intéresse au trail dans ma famille. Et avec mes amies coureuses, on parle de tout sauf de ça. Tout mon entourage fait du sport, mais il ne me considère pas par rapport à mon palmarès. Quand je les accompagne pour faire de l’escalade, par exemple, ça m’aide à déconnecter. »

Mais sa meilleure astuce, quand elle a besoin de récupérer, après une course ou un entrainement un peu intense, c’est de retrouver ses potes autour d’un verre, sans jamais se priver.

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