Les nageurs de piscine ou d’eau libre le savent : l’eau et la peau ne font pas toujours bon ménage. Ajoutez à ça les combinaisons qui frottent, les maillots de bain qui irritent et le soleil qui cogne, et vous obtenez un cocktail détonnant pour votre épiderme. Comment préparer, préserver et réparer sa peau quand on nage ? RGENTec vous dit tout !

Ce que l’eau fait à la peau.
Les sports de nage sont réputés pour être complets en plus d’être doux pour les articulations. Quant à l’eau libre, elle procure un sentiment de liberté unique en son genre que nous sommes nombreuses et nombreux à vouloir expérimenter dès que les beaux jours arrivent. Mais voilà : dès que vous sortez de l’eau, qu’elle soit salée, chlorée ou douce, ça pique, ça tiraille, ça gratte. Sur le long terme, elle peut même accélérer le vieillissement cutané.
Le chlore, employé pour traiter l’eau de la plupart des piscines, solubilise les lipides qui composent le film hydrolipidique. L’eau de mer est reconnue pour avoir de nombreux effets bénéfiques sur l’épiderme. Mais en séchant, le sel qu’elle contient déshydrate.
C’est vrai que l’eau de mer est utilisée pour ses bienfaits thérapeutiques sur la peau, notamment pour le traitement de l’acné et d’autres pathologies… Mais pas quand on s’y baigne ! En effet, les eaux côtières sont loin d’être pures : elles sont gorgées de micro-organismes, de bactéries et de polluants qui participent à son dessèchement et ralentissent la cicatrisation. Et c’est la même chose pour celle des lacs et des rivières.
Préparer, protéger et apaiser : la recette gagnante pour la peau des nageuses et nageurs.
Avant d’aller nager, on hydrate et on protège
Vous aimez nager ? Avoir une peau fragilisée, qui tire, qui gratte et qui pèle, n’a pas à être une fatalité. Tout commence bien avant la baignade, avec une peau bien hydratée. On n’y pense pas forcément, mais le premier moyen pour avoir un épiderme sain, c’est de boire beaucoup d’eau.
?Astuce : calculez la quantité d’eau dont vous avez besoin par jourPrenez votre poids et enlevez 20. Multipliez le nombre obtenu par 15. Y ajouter 1500. Par exemple, une personne de 80kg devrait consommer (80-20=60x15=900+1500=2400) soit 2,4 litres, dont environ 1 litre est apporté par l’alimentation. Elle devrait donc boire au moins 1,4 litre par jour. Ce résultat peut varier en fonction de votre âge, de vos conditions de santé, de votre niveau d’activité physique et de la chaleur. |
Ensuite, 30 minutes avant d’aller nager, appliquez un soin à l’acide hyaluronique sur les zones les plus sensibles, comme le visage. Cette molécule, capable d’absorber plusieurs fois son poids en eau, va limiter les effets desséchants du sel ou du chlore. N’oubliez pas de mettre un baume protecteur sur vos lèvres.
Si vous nagez en extérieur, protégez-vous sans faute des UV, si c’est possible avec un lycra, un maillot à manches longues ou une combinaison. Si vous ne pouvez pas (toutes les piscines n’autorisent pas ces tenues protectrices), badigeonnez-vous d’une crème SPF50+++. Contrairement à ce que de trop nombreuses personnes pensent, l’eau ne filtre pas du tout les UV. C’est même plutôt l’inverse : les rayons s’y reflètent et les rendent particulièrement agressifs.
En sortant de l’eau, on nettoie et on apaise.
Après votre séance, filez à la douche. Rincez vous soigneusement le corps et les cheveux pour vous débarrasser de tous les résidus de chlore et de sel. Ensuite, après vous être lavés avec un nettoyant doux au pH neutre, repassez par la case hydratation. Optez pour un produit plus riche et plus nourrissant, avec une formule conçue pour aider le film hydrolipidique de votre épiderme à se régénérer. Si vous avez des plaies, des irritations et autres brûlures, désinfectez-les et apaisez-les avec un baume apaisant, cicatrisant comme le Bye Bye Burn.

Combinaisons et trifonction : comment lutter contre les irritations ?
La peau sèche et les irritations, ce n’est ni agréable ni confortable. Mais ce n’est pas là que réside le plus gros problème de peau des nageurs et des nageuses. Surtout celles et ceux qui nagent longtemps, en eaux libres et en combinaison, et qui souffrent de lésions au niveau du col, de la fermeture, des aisselles ou de l’entrejambe. Au point parfois de ne même plus pouvoir aller à l’eau.
Pour protéger leur peau, les nageurs longue distance ont plusieurs astuces.
Certains conseillent d’épiler les zones sujettes aux frottements (aine ou aisselles). Pourquoi pas, mais attention : en repoussant sur une peau fragilisée, les poils risquent de s’incarner puis de s’infecter.
D’autres recommandent l’utilisation de corps gras, comme de la vaseline, par exemple, et d’en badigeonner là où les abrasions sont le plus fréquentes (col, fermeture éclair de la combinaison…). Pourquoi pas, mais ce type de produit abîme le néoprène, et ce serait dommage d’altérer votre équipement ! La lanoline est une graisse issue du sébum obtenu après purification de la laine de mouton. Si c’est peu ragoutant décrit de cette manière, c’est particulièrement efficace pour protéger le cou, les aisselles. Bonus : ce corps gras peut également être très utile pour vous aider à enfiler votre combinaison.
Le mieux, pour limiter les dégâts, c’est encore d’avoir un équipement bien à votre taille. Si vous portez des maillots deux-pièces, vérifiez que votre maillot est confortable sous les bras et sous la poitrine.
Quant à la combinaison, non seulement elle doit être ajustée à votre morphologie, mais elle doit être bien mise. Là encore, les aisselles sont une zone critique : faites en sorte qu’elle est bien enfilée et qu’elle ne « flotte » pas.
Enfin, pour vous protéger, vous avez l’option crème anti-frottement. Pour vous assurer qu’elle résiste à l’eau aussi longtemps que possible, appliquez une première couche en massant pour qu’elle pénètre un peu. Attendez quelques minutes, puis appliquez-en une seconde, plus généreuse cette fois. Ça devrait tenir quelques kilomètres !
Si vous nagez en mer, redoublez de précautions : les cristaux de sel sur une peau fragilisée ou altérée finissent par créer des brûlures. Avant de partir, protégez votre épiderme avec en ajoutant une couche de soin contenant au moins 60 % delanoline après la crème anti-frottement. N’oubliez pas de protéger vos lèvres, autant du dessèchement (avec un baume à lèvre pensé pour le sport), mais aussi des UV (SPF50 !). En sortant, rincez-vous délicatement à l’eau tiède, nettoyez-vous avez un savon au pH neutre, et prenez grand soin de toutes les irritations qui auraient pu apparaitre avec le baume bye bye burn.